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Séance du 15 au 17 Février 2018 : intervention d’Alain Le Quellec pour le budget primitive 2018

Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

Chers collègues, mon intervention s’inscrit dans la suite du débat d’orientations budgétaires, à la vue du budget prévisionnel 2018 qui nous est proposé ici.

Il sera le troisième exercice complet de l’actuel mandature et dans le même temps le premier budget reflétant le nouveau périmètre de responsabilité de notre collectivité.

Ce budget (1,538 Md€) témoigne une nouvelle fois une volonté de financer ses priorités publics et de développement de l’attractivité et du rayonnement de notre territoire, en préservant ses équilibres financiers.

La volonté de notre majorité est de préparer la Bretagne de demain au service de ses 6 ambitions.

Si la Région fait le choix de poursuivre ces efforts en matière d’investissement en 2018 avec un montant prévu de plus de 490 M € ( mise en œuvre du Plan Pluriannuel d’investissement 2016/2021 de 2,7 milliards d’euros est de 54 % fin 2018) c’est qu’elle entend répondre aux enjeux du développement territorial régional et donc aux attentes de nos concitoyens.

Mais ceci serait impossible sans la poursuite de la maîtrise des charges de fonctionnement, engagée depuis plusieurs années dans un souci d’efficience de la dépense publique, et dans le respect des nouvelles mesures imposées par le Gouvernement aux collectivités pour encadrer leurs dépenses.

Si les modalités de la relation entre l’Etat et les collectivités ont « évoluées », les contraintes budgétaires demeurent.

Le fond dévolu aux Régions pour le développement économique n’est pas intégré dans la fraction de la TVA qui nous est affecté comme cela était prévu. Pour la Région Bretagne c’est une perte de 28 Millions d’euros, partiellement compensée par la dynamique de la recette de TVA.

Dans le même temps un nouvel effort de réduction de dépenses des collectivités locales de 13 milliards d’euros est annoncé d’ici 2022.

Enfin les projets de contrats conclus entre l’Etat et les grandes collectivités sont destinés à encadrer les budgets locaux avec, de surcroît, des sanctions financières en cas de non atteinte des objectifs assignés. Cette situation ne fait que renforcer le contrôle de l’État sur les collectivités et font craindre une mise sous tutelle qui ne dit pas son nom.

Comme je le disais précédemment les dépenses de fonctionnements sont maîtrisées grâce à la rigueur portée à la gestion, avec un effort de réduction conséquent, à hauteur de 1,50% au lieu au lieu de 0,75% au cours des trois dernières années ; la dette augmente mais dans un contexte de taux d’intérêts favorables et dans des proportions qui restent assez loin des normes prudentielles imposées par l’Etat.

Malgré ce contexte, les moyens nécessaires à la bonne mise en œuvre des politiques régionales continueront d’être au rendez-vous. La trajectoire financière proposée dans ce Rapport traduit la volonté de notre collectivité de se « montrer plus sélective, plus créative, pour faire « mieux avec moins de moyens ».

Ce budget est la matérialisation d’une «  Région qui agit »

Qu’il s’agisse des investissements au bénéfice de nos lycées. Chacun sait combien l’attente est forte dans les établissements en la matière. Afin d’améliorer la cadre de travail des élèves, de la communauté éducative et donc des agents de la Région mais aussi souvent d’améliorer la performance énergétique des établissements dont nous avons la charge.

Ce budget pose également les jalons pour préparer demain. Il est résolument tourné vers la préparation de l’avenir, propices au développement de long terme, je pense aux investissements liés à la poursuite du projet de diffusion de la grande vitesse à toute la Bretagne en complémentarité aux équipements de transports, permettant de renforcer la muti-modalité de l’offre de modalité, s’ajoute la mise en œuvre de la modernisation du port de Brest…

Respectueuse de l’environnement et du développement durable, la Région l’est également dans ses engagements financiers, notamment à travers l’engagement de la Région de la démarche de la Breizh Cop.

Par ailleurs, les financements régionaux contribuent également au maintien d’un tissu associatif riche et varié dans les territoires, lequel participe grandement à la réalisation des politiques régionales au titre du sport et de l’environnement, de la politique de la ville, de la jeunesse ou encore de la culture, qui cette dernière participe pleinement à la cohésion sociale de notre territoire : dans un monde où l’art et la culture sont largement confrontés aux forces du marché, l’intervention publique est considérée de part et d’autre, comme un impératif d’égalité républicaine et de transformation sociale elle permet également d’affirmer l’identité de la Bretagne, tant dans sa diversité que dans ses spécificités.

Pour conclure, ce budget est la traduction d’une stratégie volontariste et ambitieuse qui renforce notre action pour, d’un même mouvement, améliorer la qualité de vie des bretonnes et bretons et relever les grands défis auxquels est confrontée la Bretagne.

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