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Intervention d’Alain Le Quellec concernant l’Observatoire de l’Environnement en Bretagne

En politique c’est très bien d’utiliser des symboles et de donner toute leur place aux discours et au débat démocratique. Et ce n’est pas un problème dans nos débats actuels sur l’environnement d’utiliser des symboles et des marqueurs idéologiques.

Mais c’est un énorme problème quand le débat politique se réduit à cette utilisation des symboles et au seul affrontement de discours et d’opinions sans références et sans fondements de la réalité. A ne discourir et à ne mettre en avant que des symboles on oublie simplement la réalité. Je ne suis pas le premier a regretté qu’aujourd’hui, dans un monde de clash et de buzz permanent, la réalité, les faits sont oubliés et, pire, manipulés et détournés. Il est tellement plus facile de faire de la politique avec une photo choc qui joue sur le symbole et l’émotion mais qui ne dit pas grand-chose de la réalité d’une situation. Je ne vais pas ici reprendre l’exemple des algues vertes pour illustrer et étayer mon propos.

Nous savons tous aussi que la réalité est complexe et c’est pour cela qu’il est plus simple d’utiliser des raccourcis. Pour l’appréhender la réalité il faut compiler des données, les mettre en forme, analyser les causalités, construire des indicateurs synthétiques reconnus et partagés. Ceci pour constater une situation et, à partir de là définir les leviers sur lesquels nous pouvons agir si cela est nécessaire. Ces données et ces indicateurs permettent alors de suivre et de juger de l’efficacité de la politique mise en œuvre. On voit combien il est plus simple d’utiliser des symboles, des marqueurs et des raccourcis plutôt que de faire l’effort de comprendre et d’analyser la réalité.

C’est exactement le but de cet Observatoire de l’environnement de rassembler toutes les données qui permettent à chacun de réfléchir dans la réalité et pas dans une pseudo-réalité fantasmée. Il est essentiel que cet outil soit partagé : que les politiques, les militants environnementaux, les journalistes, tous les citoyens intéressés s’approprient cet outil et le considère comme une base commune de réflexion et de pensée des problèmes. Sans accord sur le diagnostic et les données qui permettent ce diagnostic il ne peut y avoir aucun débat constructif. On a le droit de proposer des solutions différentes mais il faut d’abord être d’accord sur le problème et la façon de l’aborder. Cet observatoire est, dans cet objectif, déjà très bon et j’invite tout le monde à l’utiliser. Le prolongement pour six ans du GIP, l’ambition d’élargir la gouvernance et le plan de développement stratégique sont a même de renforcer encore cette base de connaissance et d’en faire l’outil incontournable et partagé de connaissance de l’environnement et d’aide à la décision. J’invite vraiment tous ceux qui ne le connaissent pas encore de commencer à le fréquenter plutôt que d’autres sites médiatiques à buzz assuré. Cela demande plus d’effort mais l’efficacité des politiques publiques et l’honnêteté des débats publics est à ce prix.

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