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Session du Conseil régional des 7-8-9 février 2019 : intervention de Stéphane Perrin concernant le Pacte d’accessibilité.

Notre session a pris soudainement une coloration nouvelle avec la présentation avant signature du Pacte d’accessibilité et du Contrat pour l’action publique en Bretagne.

Il faut probablement se garder d’employer des qualificatifs excessifs d’autant plus que la situation générale, qu’il s’agisse du contexte social, des évolutions politiques en Europe et dans le monde, du climat économique ou du climat tout court, nous invite à la prudence et à l’humilité.

Mais, pourquoi le nier : la signature de ces textes constituera un moment important pour la Bretagne.

Notre groupe tient tout d’abord à saluer votre engagement, Monsieur le Président, dans cette négociation qui fut complexe toujours, incertaine à certains moments, agaçante à d’autres. Vous n’avez cessé d’y croire et votre optimisme naturel a été le bienvenu.

En un peu plus de dix-huit mois de présidence, ce sera le troisième grand marqueur de votre action avec le sauvetage de Doux et ses 1200 emplois à la clé, et le lancement de la BreizhCop pour que l’ensemble des forces vives de notre région imaginent la Bretagne de demain. Vous n’aurez pas chômé…

Voilà de quoi démentir ceux qui voyaient en vous un jeune homme certes sympathique mais avant tout le jouet de puissants tuteurs tirant les ficelles dans l’ombre. Vous n’avez eu qu’une boussole, l’intérêt de la Bretagne. Et vous avez tenu bon la barre.

En bon capitaine, vous avez réuni un équipage complet avec l’ensemble des élus bretons. Car cette réussite n’est pas uniquement celle du Conseil régional ou de son président. C’est celle de la Bretagne dans son ensemble.

Le signal fort qui avait été envoyé au travers de la lettre ouverte au Président de la République signée par l’ensemble des présidents d’exécutifs de Bretagne n’aura pas été vain.

Nous mesurons probablement mal, nous qui avons grandi politiquement dans la méthode bretonne, ce qu’elle a d’originale en France. C’est bien l’association permanente de l’ensemble des collectivités et des forces vives de la Bretagne qui explique aujourd’hui la réussite de cette négociation.

Le bordereau s’intitule « Etat et Région : une ambition publique partagée pour la Bretagne ». Voilà un titre qui nous va bien à nous Radicaux.

Nous avons répété, probablement lors de chaque session, qu’il n’y a rien à attendre d’une opposition stérile entre l’Etat central et les territoires. Au contraire, l’Etat a intérêt à voir dans les collectivités territoriales des partenaires pour mettre en œuvre une action publique plus efficace et plus pertinente pour nos concitoyens.

S’agissant du Pacte d’accessibilité, nous tenons tout d’abord à souligner l’importance de l’engagement n°1 : celui de garantir la desserte TGV de l’ensemble de la Bretagne jusqu’en 2027. La disparition de cette desserte, dans un contexte d’ouverture de la concurrence, aurait signifié une déconnexion de la péninsule bretonne du reste du pays et la nécessité, pour le Conseil régional, de pallier cette disparition par plus de TER.

Rappelons que si aujourd’hui en Bretagne le service TER coûte 31 euros par habitant contre 57 euros en moyenne en France, c’est d’abord parce que les TGV, au-delà de Rennes, desservent nombre de nos gares complétant ainsi l’offre du TER.

Il y a donc bien complémentarité, et non concurrence, entre le TGV et le TER.

Moins emblématique que la question des temps de parcours, ce sujet de la desserte TGV est pourtant essentiel de notre point de vue comme l’est le sujet du projet LNOBPL.

L’amélioration de la desserte TGV est également programmée. Nous devrons être vigilants s’agissant de l’articulation avec le trafic TER.

Il faudra à chacun faire preuve de responsabilité. Plus de TGV, c’est plus de sillons consommés avec une grille horaire du TER qui doit pouvoir continuer à correspondre aux besoins du quotidien.

Ce sera certes complexe. De quoi mettre à l’épreuve l’art breton de la dentelle… Mais il vaut sans doute mieux gérer une offre trop importante que se désoler de voir des lignes abandonnées.

Force aussi est de constater les engagements concrets concernant les différentes places aéroportuaires de la Bretagne, notamment s’agissant du foncier autour de l’aéroport de Rennes transféré en pleine propriété.

Les faits sont têtus : le trafic aérien progresse fortement, contrairement à ce qui a été continuellement dit par certains dans le combat contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et il faut bien se donner les moyens de le gérer.

Là encore, il nous faudra peut-être gérer l’excès plutôt que la pénurie. Peu de régions comptent autant d’aéroports. Si chacun peut légitimement aspirer à ce que celui qui se trouve sur son territoire se développe, il ne faudrait pas que les aéroports bretons se cannibalisent entre eux.

Nous pouvons en tout cas nous réjouir des engagements pris qui sont de nature à mieux connecter la Bretagne au reste de l’Europe.

Je ne peux oublier les ports qui avec le Brexit doivent faire l’objet d’une attention nouvelle. Les baisses de trafics déjà observées nous invitent au volontarisme pour donner un nouvel essor à ces outils essentiels de notre développement économique.

Alors certes, il se trouvera toujours des personnes pour dénoncer le fait que rien n’aille assez vite en matière d’accessibilité tout en invoquant des solutions non financées voire techniquement irréalistes.

Il vaut mieux enregistrer des acquis. Le pacte d’accessibilité s’inscrit dans l’histoire de la Bretagne de l’après-guerre, toujours combative pour assurer son développement mais toujours disponible pour s’inscrire pleinement dans notre cadre républicain.

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