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Session Plénière du 23 juin 2017 : Intervention de Sylvie Argat-Bouriot concernant le CPRDFOP

Monsieur le Président,

Mes chers collègues

Permettez-moi de saluer notre Vice-Présidente, Georgette BREARD, pour l’organisation de ses réunions et séminaires et les personnes qui ont contribué à l’élaboration  du document qui nous est donné d’étudier aujourd’hui. C’est un travail de synthèse remarquable compte tenu de la richesse des interventions, des propositions et contributions de l’ensemble des participants aux ateliers préparatoires du Contrat de Plan Régional de Développement des Formations et de l’Orientation Professionnelle.

En s’engageant jusqu’en 2022, il s’agit bien pour l’ensemble des signataires de dessiner l’avenir de la Bretagne  en répondant aux aspirations des bretonnes et des bretons quant aux enjeux économiques et aux métiers de demain, offrant ainsi la possibilité de s’engager dans une vraie stratégie régionale pour l’emploi, commune et évolutive.

Renforcée par la loi du 5 mars 2014, le Conseil Régional joue un rôle pivot en matière de coordination des politiques régionales de formation professionnelle. Il contribue également, et ce, depuis la loi du 7 Août 2015 aux politiques de développement économique, aux filières d’avenir et aux coopérations entre le système éducatif et le monde économique.

A ce titre, le CPRDFOP  est bien en complémentarité et en cohérence avec l’ensemble des stratégies de notre collectivité notamment avec le Schéma Régional de développement Économique, d’Innovation et d’Internationalisation (SRDEII),  avec le Schéma régional de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (SRESR) et  avec le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET) en cours d’élaboration. Cette harmonisation devrait permettre aux bretonnes et bretons de participer pleinement aux transitions énergétiques, environnementales et numériques en maintenant la cohésion sociale et la solidarité entre les territoires.

Pour répondre à cet objectif, le CPRDFOP s’articule autour de deux orientations essentielles que sont le parcours personnalisé de qualification et la montée en compétence via la formation puis d’un objectif transversal avec la mise au premier plan du numérique. Dix chantiers opérationnels et prioritaires seront donc ouverts à cet effet.

L’offre de formation ne peut pas être dissociée de l’orientation. Ce contrat permettra de lisser au maximum les inégalités en offrant aux bretonnes et bretons, dès le plus jeune âge, une chance de se former de façon continue et personnalisée, d’accéder aux savoirs et à l’évolution des connaissances. Elle doit permettre par exemple, au travers du Conseil en Évolution Professionnelle (CEP), l’émancipation individuelle et collective, levier fondamental pour accompagner nos concitoyens dans leurs projets de vie  et dans leurs parcours professionnel.

Cette évolution passera également par le numérique qui a été pensé comme support d’une grande ambition pédagogique et économique

Concernant les dix chantiers mis en place dans le cadre de ce projet, attardons-nous sur l’accompagnement des entreprises qui intègre pleinement la dimension « ressources humaines » et s’appuie sur une Gestion Territoriale des Emplois et des Compétences (GTEC). Je pense ici aux TPE, les Radicaux de gauche sont attachés aux libertés parmi lesquelles la liberté d’entreprendre. Trop souvent, l’action publique peine à prendre en compte leurs spécificités. Il est donc heureux que des moyens leurs soient consacrés au travers du chantier n°8 du CPRDFOP et la mise en place du Service Public d’Accompagnement des Entreprises (SPAE) pour favoriser leurs montées en compétences, facteur déterminant de leur stratégie de développement et de performance.

Un autre chantier nous tient à cœur, c’est la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes. Sujet mis au premier plan par l’actuel gouvernement mais qui ne va pas aussi loin que ce que nous projetons de mettre en place. Outre la sexualisation des filières et des métiers (41 familles de métier est à dominante masculine contre 25 à dominante féminine), c’est toute une réflexion autour des stéréotypes intégrés depuis le plus jeune âge qu’il faut déconstruire.

En remettant la personne au cœur de nos préoccupations et de nos politiques, nous bouleversons  les pratiques actuelles et cela demandera un certain temps à nos structures pour s’adapter, mais  nous avons les forces vives nécessaires pour atteindre ces objectifs.

Je veux enfin vous dire ma conviction que l’essentiel est dans la mobilisation de tous sur le terrain. La capacité des bretonnes et bretons à travailler dans une intelligence collective comme le démontre la participation aux ateliers du CPRDFOP qui nous a permis de produire un document où s’inscrit nos objectifs partagés, s’appuyant sur des constats et des défis, un document qui nous engage et restera notre référence pour les années à venir.

Sylvie Argat-Bouriot

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